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Actualités

 

Commémoration du 13ème anniversaire de la disparition de

Moncef KORT, fondateur du Théâtre Jeune de Nabeul.

 I) Chronologie
1943 : -      Naissance de Moncef KORT dans la maison de ses parents, avenue Hedi Chaker à Nabeul.
1949 : -      Entrée à l’école primaire place Hached à Nabeul.
1951 : -      Interprétation du rôle de Haroun Errachid, lors de la fête de fin d’année à l’école.
1956 : -     Obtention du Certificat de fin d’études primaires et entrée au lycée secondaire Khaznadar à Tunis.
1962 : -     Interprétation du rôle de Léandre dans « Les Fourberies de Scapin » de Molière, spectacle crée sous l’égide des Scouts de Nabeul.
1963 : -     Obtention du bac.

  1. Entrée à l’Ecole Supérieure des Coopératives à Tunis.
  2. Création du Théâtre Jeune de Nabeul.
  3. Interprétation du rôle du voleur dans « Sirka Bidhkhama », du Théâtre Jeune de Nabeul et Prix d’interprétation au Festival National du Théâtre amateur de Koba dans sa première session.

1964 : -    Interprétation du rôle du mari dans « Malla Ghasra ! » du Théâtre Jeune de Nabeul.

(Bachir Omrane, Moncef Kort, Hammadi Abdelmoula et Saïda Hali dans « Malla Ghasra ! » du Théâtre Jeune de Nabeul)

 

1966 : -     Obtention du diplôme de l’Ecole Supérieure des Coopératives à Tunis.

  1. Entrée en fonction à l’Union Nationale des coopératives à Tunis.

           -     Interprétation du rôle du médecin malgré lui dans « Ekollou Min Aïchoucha » du Théâtre Jeune de Nabeul.
1967 : -     Entrée en fonction comme Directeur régional de l’analphabétisation aux gouvernorats de Nabeul et Zaghouan.
1968 : -     Mariage avec mademoiselle Janet Elméjri.

Adaptation de « Elyénasib » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle d’Eguennoubi, le domestique amoureux dans la même pièce.

          (Moncf KORT dans le rôle d’Elguennoubi, « Elyénasib » du Théâtre Jeune de Nabeul)

 

1969 : -     Entrée en fonction comme directeur de la Coopérative du commerce à Kasserine. 
1970 : -     Entrée en fonction comme chef comptable dans une société touristique à Nabeul.

  1. Naissance se son fils aîné Ramsis.

           -     Interprétation du premier rôle dans « Wikfit Ezzanka Lilhérib » du Théâtre Jeune de Nabeul.
1972 : -     Naissance de son second fils Makram.

  1. Interprétation du rôle de l’assureur juif dans « Ijbittou hièt ilmouta » du Théâtre Jeune de Nabeul.

1973 : -   Adaptation d’après Eugène Labiche de « Ghatti Aïn Echams Bilghorbel » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du premier rôle dans la même pièce.
1974 : -     Interprétation du rôle du PDG dans « Kalleb Hatta Fi Youm Lihseb » du Théâtre Jeune de Nabeul.
1975 : -     Naissance de son troisième fils Mohamed Rajah.

  1. Adaptation de « Laabit Elhalleb » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du premier rôle dans la même pièce.

1976 : -     Interprétation du rôle du fonctionnaire dans « Edhafadaa » du Théâtre Jeune de Nabeul.
1977 : -     Rédaction de « Eljarra lébès » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation de plusieurs rôles dans la même pièce.
1978 : -     Rédaction de « Elfondok » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle du chameau.
1979 : -     Interprétation de plusieurs rôles de « Elwassada wilwllada » du Théâtre Jeune de Nabeul.
1980 : -   Rédaction de « Mitwiffi Fi Ijasa » du Théâtre Jeune de Nabeul, interprétation de plusieurs rôles et Prix du texte accordé et remis par le Président de la république.
1981 : -    Rédaction de « Elwaswes Elkhannes » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle du PDG.

(Moncef KORT et Fehri HAMMALI dans « Elwaswes Elkhannes » du Théâtre Jeune de Nabeul)

 

1982 : -    Adaptation d’après Courteline de « Ah Yé Aarfi » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle du commissaire.
1986 : -    Naissance de sa fille Bochra.
1987 : -    Rédaction de « Ahkili Aaliha » du Théâtre Jeune de Nabeul, à l’occasion du centenaire de la Commune de Nabeul et de l’inauguration du Théâtre de plein air de Nabeul (qui va prendre son nom à la suite de son décès) et la création du Festival d’été de Nabeul dont il a été le Directeur durant les dix premières sessions.

  1. Hommage rendu par Le Festival National du Théâtre amateur de Korba.

1989 : -   Rédaction de « Moudhakkarat chawich » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle du Chaouch. (Pièce enregistrée et diffusée par la télévision tunisienne).
1991 : -    Rédaction de « Krouda Bilbala » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle de Fadhel.

    Interprétation de plusieurs rôles dans « Tbayaa » de Ahmed Bouamoud, création du Théâtre Jeune de Nabeul. (Pièce enregistrée et diffusée par la télévision tunisienne).

              (Moncef KORT et Ahmed BOUAMOUD dans « Tbayaa » du Théâtre Jeune de Nabeul)

     

    1992 : -     Coécriture avec Ahmed Bouamoud de « Errjel Titlaka » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle de Ammou.

    1. Décoration par le RCD à l’occasion de la journée nationale de la culture.

    1993 : -   Coécriture avec Ahmed Bouamoud de « Yahmou Bfaalou » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation de plusieurs rôles dont celui de la fameuse Georgette.

     (Moncef KORT dans le rôle de Georgette, « Yahmou Bfaalou » du Théâtre Jeune de Nabeul)

     

    1. Prix d’interprétation au Festival National du Théâtre amateur de Korba pour ses rôles dans cette pièce.
    2. Hommage rendu par Le Festival d’été de Nabeul lors des festivités du  trentenaire du Théâtre Jeune de Nabeul.
    3. Rédaction de « Aaskar Zwawa » pour Riadh Nahdi et Med Ouni.

    1994 : -   Rédaction de « Habibi Ya Khouya » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation des rôles de Noub, Ferjani et Tijani. (Pièce enregistrée et diffusée par la télévision tunisienne).

    (Moncef KORT et Mohamed RABBAOUI dans « Habibi Ya Khouya » du Théâtre Jeune de Nabeul)

     

    1. Rédaction de « Madame Jamila » pour Riadh Nahdi et Med Ouni.
    2. Participation au feuilleton télévisé : « Elkhottab Aalbeb » dans le rôle du coiffeur.

    1995 : -   Rédaction de « Kif Yé Bounaï » du Théâtre Jeune de Nabeul et interprétation du rôle de Jamila. (Pièce enregistrée et diffusée par la télévision tunisienne).
    1996 : -   Décès à l’hôpital régional de Nabeul le vendredi 19 juillet, à la suite d’une maladie foudroyante.
    -  Enterrement le samedi 20 juillet et salutation par une minute de silence observée par un public nombreux et ému, venu au Théâtre de plein air de Nabeul pour assister à l’Ouverture du Festival d’été de Nabeul. Le destin ayant voulu qu’il y ait au programme sa propre troupe qui devait donner la première de « Chadli Tabbala », de Ahmed Bouamoud.        

     

       II) Moncef KORT, le comédien et l’auteur dramatique

         Le regretté Moncef Kort, disparu le 19 juillet 1996, est considéré comme l’une des principales figures du théâtre amateur en Tunisie. Il a fondé en 1963 Le Théâtre Jeune de Nabeul et incarné pendant 33 ans des dizaines de rôles, dans pas moins de 40 pièces que cette prestigieuse troupe a pu monter durant cette période (1963 – 1996). Il a aussi adapté et écrit la plupart de ces créations.

    1) Moncef KORT, le comédien :
    Tout au long de sa carrière, il a campé de multiples personnages drôles et variés, auxquels il a donné beaucoup de son humour et de sa gaîté. Il en a fait alors des héros comiques qui ont toujours séduit le public et l’ont à chaque spectacle fait rire aux larmes. On se rappelle le personnage de Elguennoubi, le domestique amoureux dans : « Elyénasib » ; celui de Abdelmonaam, le médecin malgré lui dans : « Elkollou Min Aaychoucha » ; celui aussi du commissaire ambitieux dans : « Ah Yé Aarfi » ; ou encore celui de Elaatrous, le responsable arriviste qui vend son âme au diable, dans : « Elkhannes Elwaswes » ; celui de Nouri, le chaouch corrompu, dans « Moudhakkarat Chawich » ; de Aammou le mari stérile et misogyne, qui en mal d’enfant épouse quatre femmes qu’il répudie successivement sous prétexte qu’elles sont elles-mêmes incapables de lui donner l’enfant tant espéré ; celui de Fadhel, homme faible et complexé, victime d’une éducation traditionaliste, sévère et rétrograde ;  celui de Georgette, la voisine juive qui venant exprimer ses condoléances à sa rivale endeuillée fait mourir le public de rire, dans « Yarhmou Bfaalou » ; celui de Nouba, la mère simple et naïve, affolée par la rivalité de ses deux fils, frères ennemis, dans « Habibi Yé Khouya » ; ou enfin celui de Jamila l’épouse ignorante et cancre qui refuse de coopérer avec son mari dans son projet de faire de leur fils unique un médecin, à tout prix. Ils sont tous des personnages inoubliables avec lesquels Moncef KORT a longtemps régalé le public du Théâtre Jeune de Nabeul. 

    2) Moncef KORT, l’auteur dramatique :   
    Mais Moncef Kort est aussi un auteur dramatique comme il y en a peu sur la place. Il s’est petit à petit confirmé en traversant d’abord une période de tâtonnement et de recherche de son propre style. Il a commencé à ses débuts par l’adaptation de quelques textes du répertoire français : une tragédie, « Bayna Hobbin Wa Hokm », d’après Montherlant, une pièce policière, « Laabit Elhalleb », d’après Roussin, un vaudeville, « Ghatti ayn Echams », d’après Labiche et une comédie classique, « Elfraj Aala Allah », d’après Molière. Puis, il est passé à la création pure en s’inspirant de la réalité et de son propre vécu, en traitant ses sujets avec un humour et une légèreté sans pareils et en choisissant délibérément de rédiger ses dialogues dans un parler purement nabeulien. Ce qui a induit certains à qualifier son théâtre de régional. Cependant, ils ont oublié que le théâtre de Moncef Kort tout en collant au réel et au vécu atteint de par son authenticité, sa profondeur et sa sincérité, une dimension universelle. Une pièce comme « El Jarra Labès » qui traite de l’effet du tourisme sur la ville de Nabeul et raconte l’histoire de Halloula, clochard connu par tous les nabeuliens à l’époque, ou « Ahkili Aaliha » qui illustre de façon allégorique la lutte des classes entre les quartiers populaires et modestes de la ville de Nabeul comme Errbat, Errai, Lahouech, d’un côté, et ceux plus riches et plus modernes comme la Cité et Sidi Mahrsi, d’un autre, ont été représentées un peu partout en Tunisie et ont été appréciées et comprises par tous les publics du Nord au Sud. Que les Nabeuliens les apprécient plus et en saisissent toutes les nuances et allusions, je ne le nie pas, c’est tout naturel, mais c’est exactement pareil pour la troupe de Gafsa ou celle du Kef jouant devant leurs publics respectifs. Non, le théâtre de Moncef  Kort, contrairement à ce qu’ont pu prétendre de mauvaises langues, n’est pas « étroitement et stérilement régional ». Certes il porte indélébilement un cachet nabeulien, mais il est adressé à tous les tunisiens et par delà à l’humanité toute entière. C’est que les thèmes qu’il aborde sont aussi riches que variés et ils sont souvent d’un grand réalisme, d’une authentique humanité et d’une brûlante actualité. C’est pourquoi ils parlent au public, d’autant plus que Moncef Kort, traite ces sujets souvent avec fantaisie et toujours avec subtilité et profondeur, dans un style léger, une drôlerie et un humour délicieux. Dans « Mitwiffi Fi Ijaza » par exemple, il met l’accent sur les problèmes entraînés par la crise agricole qui a frappé le pays dans les années soixante dix ; dans « Elweswes Elkhannes », il analyse les phénomènes sociopolitiques de l’arrivisme ; dans « Moudhakkarat Chawich », il nous fait pénétrer dans les dédales d’une administration corrompue ; dans « Habibi Yé Khouia », il donne des exemples socio-psychologiques des rapports filiaux et fraternels, et dans « Kif Yé Bounai », il traite le sujet de l’éducation, de la réforme de l’enseignement et de leurs effets pernicieux sur les parents et les élèves. Mais malgré l’importance et la gravité de ces problèmes, Moncef  Kort réussit toujours, autant à faire réfléchir le public qu’à l’amuser. « Eduquez les gens par le fouet du rire », a dit l’autre.


    III) Petit aperçu sur les principales œuvres de Moncef KORT

    1. « Eljarra Labès » (1976)

         Cette pièce traite des problèmes provoqués par le tourisme dans notre pays et met l’accent sur ses effets négatifs sur la société, sur ses traditions et coutumes et sur son économie. Toutes ces questions sont abordées à travers un personnage véridique, Halloula, clochard notoire de Nabeul qui a élu domicile aux abords de la fameuse Jarre, emblème de la ville. Ce personnage haut en couleurs, sorte de fou du village, n’hésite pas à dire leurs quatre vérités à tous. Il fréquente les touristes, se propose comme guide et les promène partout dans la ville : ses souks, ses cafés, ses boutiques ; s’introduit dans ses maisons et ses noces commente tout, répond à toutes les questions qu’on lui pose avec une franche spontanéité, un humour naturel et des critiques acerbes.  

    1. « Elfondok » (1978)

          Cette pièce est une allégorie réunissant un groupe d’animaux : un chameau, une chamelle, un cheval et un âne qui vivent dans la ferme d’un agriculteur. Celui-ci a vendu sa terre donnant sur la mer à une société touristique qui a construit un hôtel. C’est alors que la vie de ces animaux se transforme complètement, car ils sont obligés de se recycler et de s’adapter à cette nouvelle situation. Ils s’intègrent donc dans le secteur touristique, et, de bêtes de somme, ils se transforment en animateurs touristiques qui promènent les touristes sur les plages, dans les souks et les divertissent. C’est symboliquement le cas de beaucoup d’habitants dont le tourisme a transformé l’existence et qui ont subi ses influences économiques, sociales et morales, pas toujours positives.

    1. « Mitwiffi Fi Ijaza » (1980)

         Cette pièce raconte l’histoire d’un grand agriculteur qui meurt de dépit à la suite de sa ruine due à la faillite du secteur agricole. Quelque temps après, le ciel lui accorde une permission de deux semaines, lui donne l’occasion de ressusciter et de revenir parmi les hommes. Sortant de sa tombe, il rencontre trois vagabonds, espèces d’ivrognes qui habitent au le cimetière et qui le prennent en charge, le promènent à travers la ville, lui faisant découvrir les travers de la bureaucratie et de la corruption, la régression du secteur agricole et la marginalisation de la culture.

    (Ahmed Bouamoud, Moncef Kort et Rafik Berrzzaga dans « Miwiffi Fi Ijaza » du Théâtre Jeune de Nabeul)

     

    1. « Elweswes Elkhannes » (1981)

         Cette pièce raconte l’histoire d’un jeune homme issu d’un milieu modeste qui par ambition et arrivisme fait un pacte avec le diable. Celui-ci va le conseiller et le guider afin de lui permettre de gravir les échelons du pouvoir, de s’enrichir et de réussir par tous les moyens et coûte que coûte, indépendamment des considérations morales et humaines. La pièce nous fait vivre alors le dialogue entre le héros et son démon, son tiraillement entre le Bien et le Mal.

    (Moncef Kort et Amal Lahmar dans « Elweswes Elkhannes » du Théâtre Jeune de Nabeul)

     

    1. « Ahkili Aaliha » (1987)

         Moncef Kort a écrit cette pièce spécialement pour fêter le Centenaire de la commune de Nabeul, l’inauguration du Théâtre de plein air de Nabeul et le lancement du festival d’été de Nabeul. Elle représente les traditions et coutumes de la ville de Nabeul, ses spécificités, ses atouts et contradictions et le fait dans un style comique et persifleur. Tous les personnages de la pièce représentent des quartiers ou des institutions de la ville et leurs rapports à la fois fraternels et conflictuels : Errbat, Errai, Lahouèch : (quartiers des gens modestes et authentiques), La Cité, Sidi Elmahrsi : (ceux des nouveaux riches avec leur snobisme et leur arrivisme), la Municipalité, la Maison de la culture avec leur laisser-aller. A la fin de la pièce les quartiers populaires se révoltent contre les beaux quartiers et menacent de lâcher sur eux Oued Errbat pour les inonder.  

    1. « Moudhakkarat Chawich » (1989)

         La pièce nous fait promener à travers les souvenirs d’un chaouch fraîchement mis à la retraite et qui fait une rétrospective de sa vie. Il raconte son enfance, l’école, ses rapports avec ses parents, son service militaire, son entrée en fonction et les différents supérieurs et collègues qu’il a subis, pendant l’administration française et durant la période qui a suivi l’indépendance. Il nous fait alors traverser les couloirs de l’administration, ses bureaux, les pratiques et les magouilles de ses directeurs et fonctionnaires, l’absentéisme, le clientélisme, le favoritisme, le laisser-aller, l’incompétence et la corruption généralisée.       

    1. « Krouda Bilbala » (1991)

         Cette pièce traite du sujet de l’éducation traditionnelle et conservatrice et de son influence sur la psychologie, le caractère et l’avenir de l’enfant et des rapports conflictuels entre le père et le fils. Elle critique donc le despotisme du père qui étouffe son enfant et ne lui laisse aucune chance d’épanouissement. Ainsi, l’éducation civique, religieuse, sociale, sexuelle et morale rétrograde intolérante et fanatique que monsieur Jilani donne à son fils Fadhel et son autoritarisme débridé vont faire de lui un complexé, un handicapé social, un incapable, un introverti et un misanthrope invétéré.

    (Moncef Kort et Mohamed Rabbaoui dans « Krouda Bilbala » du Théâtre Jeune de Nabeul)

     

          8) « Errjel Titlaka » (1992) – Coécrite avec Ahmed BOUAMOUD -.
    Cette pièce traite des rapports entre l’homme et la femme en tant qu’épouse et mère. Elle fait l’analyse de ces liens conflictuels et pleins de contradictions en montrant comment ils balancent entre l’amour et la haine, l’attirance et la répulsion. Le tout à travers une beuverie réunissant trois personnages :

      -Hmida, le faible, qui se plaint de l’oppression et de la domination de sa femme acariâtre ;

      -Naceur, le fils à maman, qui cherche n’importe quel prétexte pour échapper au mariage et demeurer dans le giron de sa mère ;

      -Ammou, le stérile en mal d’enfant, qui refuse de reconnaître sa stérilité  et l’impute aux nombreuses femmes qu’il épouse pour le temps de reconfirmer son affection.

      (Moncef Kort et Ahmed Bouamoud dans « Errjel Titlaka » du Théâtre Jeune de Nabeul)

       

             9) « Yarhmou Bfaalou » (1993) – Coécrite avec Ahmed BOUAMOUD -.
      A la suite du décès de Si Yahya, riche bourgeois de la ville, sa famille, ses voisins et tout son entourage entrent en ébullition. C’est l’occasion pour les deux auteurs de la pièce de traiter le sujet de la mort dans toutes ses dimensions : métaphysique, psychologique, humaine, sociale ; de montrer dans un style satirique et avec beaucoup d’humour noir l’égocentrisme de l’homme, son égoïsme, son attachement à la vie et de dénigrer les vieilles pratiques, traditions et croyances qui entourent la question de la mort. La gageure étant de faire rire le public sur un thème tragique en exploitant ses côtés ridicules et absurdes.

      (Ahmed Bouamoud, Abdesslem Majdoub et Moncef Kort dans « Yarhmou Bfaalou » du Théâtre Jeune de Nabeul)

       

            10) Habibi Yé Khouya » (1994)
      Pièce en quatre tableaux indépendants, mais dont le thème est commun : les conflits fraternels. D’abord, le drame de Rjeb un travailler à l’étranger que son frère resté au pays spolie, exploite, ruine et conduit à la folie. Ensuite, l’histoire cocasse de Chedli et Slah deux frères ennemis qui tombent amoureux de la même fille et s’entredéchirent pour elle. Celle encore de Karim et Kraïm, deux vrais jumeaux dont la parfaite ressemblance joue des tours inénarrables à leur entourage et que l’un d’eux exploite pour faire sortir son épingle du jeu et toujours aux dépens de son pauvre jumeau. Et enfin, celle du trio fraternel de Tijani, Slimane et Taïeb qui s’entretuent pour affaire d’héritage.

      (Moncef Kort, Abdessalem Majdoub et Ahmed Bouamoud dans  « Habibi Yé Khouya » du Théâtre Jeune de Nabeul)

       

      1. « Kif Yé Bounaï » 1995

           Cette pièce raconte l’histoire de Tarhouni et sa femme Jamila, couple ignorant, qui après tant d’années de stérilité attend enfin un événement heureux. En effet, Jamila est enceinte et attend un petit garçon. Fou de bonheur, Tarhouni jure de faire, à tout prix, de son futur fils un futur médecin. Il confie alors son vœu à un instituteur retraité qui lui conseille de se mettre sans attendre, à l’étude, lui et sa femme, pour pouvoir plus tard aider leur enfant à faire ses devoirs scolaires et garantir ainsi sa réussite. Convaincu et très motivé, Tarhouni se met à prendre des leçons particulières et à en faire donner de force à sa femme. Seulement autant, lui est assidu et zélé, autant sa femme est cancre, récalcitrante et démotivée, ce qui produit entre eux des scènes hilarantes et pleines de gags.

      (Moncef Kort (Jamila), Ahmed Bouamoud (Tarhouni), « Kif Yé Bounaï » du Théâtre Jeune de Nabeul)

       

      Ahmed BOUAMOUD

       

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      Le Théâtre Jeune de Nabeul est heureux d’annoncer le mariage de Zied Zegdane avec la jeune et jolie Sawsan Sayed, le 15 juillet 2009. Nous souhaitons aux jeunes mariés beaucoup de bonheur et plein d’enfants. Il y a de fortes chances que l’un de ces futurs enfants rejoindra un jour notre troupe puisque Zied, lui-même, est le fils de Moncef Zegdane et Amel Lahmar, eux-mêmes, anciens comédiens du Théâtre Jeune de Nabeul et qui se sont rencontrés, mariés et ont conçu Zied au sein de la troupe. 

       

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      La nouvelle création 2009

      « Ken Ktib »

      (D’après Labiche)

       

      Texte et Mise en scène de :
      Ahmed Bouamoud

      Interprétation :
      Ahmed Bouamoud
      Abdessalem Majdoub
      Rafik Hamrouni
      Imen Marzouk
      Neila Rihani
      Amal Sadok

      Régie générale : Slim Mansour

      Musique : Youssef Bouamoud

      Technique : Ramzi Fares et Farouk Testouri

       

           Si Allala, père maladivement possessif et jaloux, vit dans l’angoisse, depuis que, Amira, sa fille unique, est en âge d’être mariée. C’est qu’il craint, comme la peste, les jeunes prétendants qui gravitent autour de sa maison et rôdent autour de sa fille : ce cher trésor qu’il voudrait garder éternellement pour lui tout seul. Alors, chaque fois qu’un nouveau soupirant se présente, il le chasse sans ménagement ou s’emploie à le dénigrer, à lui chercher plein de défauts, à lui trouver tous les travers possibles et imaginables, jusqu’à ce que le malheureux postulant, vexé, humilié et dépité, renonce à son projet matrimonial et quitte définitivement les lieux. 
      Très souvent, Amira essaye vainement de défendre son improbable futur fiancé, le soutenant et l’encourageant comme elle peut, jusqu’à ce que, de guerre lasse et se sentant pénétrée, par l’image négative que son père réussit toujours de lui donner du pauvre garçon, elle déclare forfait, elle aussi.
      Sauf qu’un jour, arrive un nouveau candidat, plus coriace et plus futé que ses prédécesseurs. C’est Aziz Azaïez, qui, pistonné, par Si Omrane, le propre frère aîné de Si Allala, parvient à déjouer toutes les ruses de celui-ci, à réfuter tous ses arguments et à résister héroïquement à ses critiques, vexations et sarcasmes.
      Nous assistons alors, amusés et heureux, à des joutes comiques et délicieusement loufoques, entre le père d’un côté et le prétendant de l’autre, scènes dans lesquelles les deux hommes luttent à mort, le premier, seul contre tous, faisant tout pour dénigrer l’autre et le dévaloriser, et, le second, épaulé par l’oncle Omrane, tentant, par tous les moyens,  de se défendre.  

       

      Programme des spectacles donnés par la troupe dans les festivals d’été 2009

       

      Date

      Lieu

      Pièce

      1

      23 juillet 2009

      Festival d’été de Nabeul

      «Ken Ktib »

      2

      16 Août 2009

      Festival d’été de Nabeul

      «Ken Ktib »

       

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      La nouvelle création 2008

           La troupe obtenu, le 12 juillet 2008, le visas de sa nouvelle création : « Malla Tcharbika ! », texte et mise en scène de Ahmed BOUAMOUD. Elle a donné la première de cette pièce dans le cadre du festival d’été de Nabeul, le 24 juillet dans le cadre du Festival d’été de Nabeul, dans un théâtre archi comble et remporté un franc succès. Le même spectacle a été joué à Béni Khiar et  sera repris le 17 août à Nabeul pour la clôture du festival d’été de Nabeul. Il fera aussi l’objet d’une tournée au mois de Ramadan prochain.

      Allez vers la page consacrée à cette pièce

       

      Prospectus-4

      Prospectus "Malla Tcharbika"

       

      Programme des spectacles donnés par la troupe dans les festivals d’été 2008

       

      Date

      Lieu

      Pièce

      1

      24 juillet 2008

      Festival d’été de Nabeul

      « Malla Tcharbika ! »

      2

      27 juillet 2008

      Festival d’été de Soukra

      « Darouiche Elgasaa »

      3

      28 juillet 2008

      Festival d’été de Ben Aarous

      « Darouiche Elgasaa »

      4

      30 juillet 2008

      Festival d’été de Béni Khiar

      « Malla Tcharbika ! »

      5

      31 juillet 2008

      Festival national des jeunes écrivains à Kélibia

      « Darouiche Elgasaa »

      6

      7 août 2008

      Festival d’été de Kerkéna

      « Darouiche Elgasaa »

      7

      9 août 2008

      Festival d’été de Somaa

      « Darouiche Elgasaa »

      8

      12 août 2008

      Festival d’été de Bou Argoub

      « Darouiche Elgasaa »

      9

      17 août 2008

      Clôture du Festival d’été de Nabeul

      « Malla Tcharbika ! »

       

      2008-1

         Le Temps, Dimanche 13 juillet 2008

       

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      Heureux événements

           Nous sommes heureux d’annoncer les fiançailles de deux jeunes comédiens de la troupe : celles de Saïd BOUAOUINA avec la jeune et belle CHAHIRA et celles de Zied ZEGDANE avec la non moins jeune et la non moins belle SAOUSAN. Nous leur souhaitons plein de bonheur.
      Nous sommes heureux d’annoncer la réussite de Youssef BOUAMOUD, concepteur de ce site et réalisateur de la plupart des bandes sonores de nos pièces au diplôme de technicien supérieur en informatique et celle de Farouk TASTOURI au bac. Nous leur souhaitons beaucoup de succès.
      Nous sommes enfin satisfaits de voir que le régime diététique que Abdesslem MAJDOUB suit actuellement pour diminuer son poids est en train de porter ses fruits. En effet nous le voyons maigrir à vue d’œil. Bientôt, il aura la ligne de Ahmed BOUAMOUD. Quant à Slim MANSOUR, il est tellement gourmand et bon vivant que l’idée d’un régime ne lui effleure même pas l’esprit.

       

      Triste événement

           Nous déplorons cette la mort du chardonneret (asfour zouina) de Slim MANSOUR, régisseur général de la troupe. Le regretté oiseau a joué un rôle de figuration appréciable dans « Lé Yéchouini », création 2004 et nous a accompagné dans sa cage lors des représentations de la pièce et pendant les tournées. Dieu ait son âme et lui réserve une place de choix au paradis des oiseaux.  

 

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