Texte, mise en scène et interprétation : Ahmed Bouamoud.
Régie : Slim Mansour
Technique : Hatem Bel Hadj Hamida et Tarak Rabbaoui.
Fable:
Farid Bou Talaa, mythomane invétéré, accuse tout le monde de colporter de fausses nouvelles à propos d’accidents en série survenus bizarrement au même lieu : l’immeuble où il travaille comme concierge et prétend apporter son témoignage et rétablir la pure vérité. Il va donc incarner les rôles des trois victimes pour donner sa propre version des faits et élucider les mobiles de ces suicides que la rumeur veut faire passer pour des meurtres ou accidents déguisés. Il montre pour commencer Fraj El Méalal, veuf et retraité, sorte de malade imaginaire, égocentrique et paranoïaque qui pour attirer sur lui l’attention des sien et du monde entier se dit constamment souffrant, invente des maladies inexistantes et leur attribue même des remèdes fictifs. Ainsi, tel Don Quichotte se battant contre des moulins à vent, il lutte contre des maladies purement imaginaires. Puis, il incarne la Mère Fatma, une femme illettrée et naïve, qui bien qu’ayant la phobie du monde médical, se trouve forcée, sur ses vieux jours, de pénétrer dans l’univers des hôpitaux et des soins et de vivre cette douloureuse expérience comme un descente aux enfers. Pourtant, elle ne réclamait, pauvre femme, qu’un peu de pommade pour calmer ses douleurs rhumatismales. Enfin, il illustre Tahar Ben Ifa, un jeune marié obsédé et maniaque qui tel un nouveau Monsieur Propre combat virus et microbes. Voici donc trois cas pathologiques qui connaissent une fin tragique et tout à fait plausible si le narrateur, ancien infirmier et déséquilibré mental, ne délirait pas et n’inventai pas toutes ces histoires.