(D’après Eugène Labiche)
Texte et mise en scène : Ahmed Bouamoud.
Interprétation : Ahmed Bouamoud, Iadh Chaouachi, Tarak Rabbaoui, Mohamed Maatoug, Rafik Hamrouni, Salah Daggaz, Saïd Bouaouina, Amira Messei.
Régie : Slim Mansour
Musique : Youssef Bouamoud
Technique : Mohamed Khayati, Anis Barred, Habib Houes.
Fable:
Depuis sa prime jeunesse, Docteur Fraj est poursuivi par la poisse la plus tenace. Jeune étudiant en médecine, désargenté et dissipé, il s’est trouvé acculé à épouser, par chantage, sa vieille logeuse avec laquelle il a quelque temps joué au gigolo. Le hic, c’est que celle-ci trépasse peu après en lui laissant en héritage une vieille fille d’un premier lit et qu’elle à réussi longtemps à lui cacher : l’incomparable et impayable Aroussia, de 10 ans son aînée. C’est ainsi qu’après ses longues, cahoteuses et peu brillantes études, Docteur Fraj ouvre enfin son cabinet de médecin et s’apprête à exercer son art. Seulement la déveine s’acharnant toujours sur lui, il n’a jamais, ou presque jamais, de patients, ce qui empoisonne sa carrière professionnelle. De plus, il ne se trouve pas non plus bien heureux dans sa vie sentimentale, car chaque fois qu’il entame une relation amoureuse, ou veut arranger un mariage de raison, cela rate lamentablement à cause de l’existence même de la laide, capricieuse et tyrannique Aroussia qu’il ne parvient pas à marier malgré de très nombreuses tentatives, tout prétendant refusant d’épouser une vieille laideron et toute future ne voulant même pas imaginer devenir la belle maman d’une fille beaucoup plus âgée qu’elle. Tout ceci donne lieu aux scènes et aux situations les plus cocasses et les plus invraisemblables. L’on voit donc El Mouldi, vieil oncle du docteur et Farh, son infirmier et assistant le conseiller et l’aider à jeter de la poudre aux yeux et à se faire de la fausse publicité afin d’attirer la clientèle et donner l’air d’un médecin de renom. L’on assiste aussi aux délires fantasques d’Aroussia qui le harcèle en lui réclamant un mari, n’importe lequel, pourvu que ce soit un mâle qui lui fasse oublier ses longues années de frustration. L’on est témoin enfin des efforts acharnés de notre héros se démenant pour dénicher de gré ou de force à sa vieille belle fille ce prince, pas nécessairement charmant, mais qui aura au mois le mérite de le débarrasser d’elle.